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Lincent dès le moyen âge

 

Bien que le village soit très ancien, le plus vieux document faisant mention de la localité remonte à l'an 1010, date à laquelle le domaine (ou alleu) de Lincent avec son église paroissiale (comprenant 64 bonniers) est cédé à la Collégiale Saint-Barthelemy de Liège par son fondateur et prévôt, Godescalck de Morialmé.  Ce dernier est issu de la très puissante maison des seigneurs de JAUCHE (JAUSSE) qui possédait en Brabant et dans tout le pays des fiefs très importants.

 

A cette époque, le domaine de Lincent est intégré au Comté de Louvain, devenu plus tard, le Duché de Brabant.

 

Les chanoines du chapitre de St-Barthelemy règnent alors en seigneurs de Lincent jusqu'à la Révolution française. Dès 1236, c'est le Chapitre qui nomme le curé de la paroisse et perçoit la dîme dont une partie était donnée au curé "pour son honnête entretien". Ce dernier ne disposait pas encore de maison presbytérale dans la paroisse.

 

En avril 1249, une charte est signée. En échange d'une rente de 29 solidi cédée à l'Abbaye d'Heylissem, le Chapitre reçoit trois bonniers de terre et une maison avec enclos qui devient en novembre de la même année la demeure presbytérale, qui existe encore aujourd'hui en tant que demeure privée.

 

Le premier personnage qui apparaît dans l'histoire avec le titre de seigneur de Lincent est Jean de Troye(n), chevalier (seconde moitié du XIVè siècle) et époux d'Elisabeth de Mérode, aînée de  cette importante famille.

 

L'avouerie de Lincent laissée aux mains de Guillaume, son fils, revient après la mort de ce dernier, en 1409,à son oncle maternel Rigault de Mérode ensuite au fils de celui-ci, Werner, qui sera contraint d'abandonner ses droits en faveur du Chapitre de Saint-Barthelemy en 1453 qui les conservera jusqu'à la Révolution française.

 

Sous la domination de l'assaillant français entre 1789 et 1804, la population est asservie, les Cours de justice sont abolies et l'autorité religieuse est contrainte de prêter serment de fidélité.

 

A l'avènement de Napoléon Ier et de son premier empire, le pays devient une province française et le village de Lincent ressort du Département de l'Ourthe, 3ème arrondissement. S'administrant elle-même, notre commune sera dirigée d'abord par M. Jacques de Hemptinne auquel succédera, en 1804, M. Henri-Joseph de Chentinnes (également maire de Pellaines).

 

A la création en 1815 de la confédération des Pays-Bas, ce dernier se désiste de son mandat en faveur de son futur gendre, Charles Jullet de Chentinnes, maire exemplaire dans la gestion administrative de Lincent. Celui-ci sera maintenu dans ses fonctions après l'indépendance de la Belgique (1830), et ce, jusqu'à sa mort en 1847.

 

Dès 1831 et l'indépendance de la Belgique reconnue, Lincent passe en Province de Liège, canton de Landen, arrondissement administratif de Waremme jusqu'en septembre 1963. En vertu des lois linguistiques, elle relève dès lors du canton de Hannut, arrondissement de Huy-Waremme.

 

La paroisse de Lincent, quant à elle, dépendait entre 1831 et 1954 du doyenné de Landen, évêché de Liège et fut transférée à partir de cette année au doyenné de Hannut.

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